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Hausse des consultations : à quand la libéralisation de l’Assurance maladie ?

Dans la continuité du bras de fer persistant entre l’Assurance maladie et les médecins
généralistes, l’organisme étatique a proposé aux syndicats de facturer jusqu’à 60 euros la
consultation longue spécifique aux personnes âgées et aux personnes handicapées. En plus de
cela, elle envisage de leur reverser une partie des économies réalisées en prescrivant des
actes moins coûteux. Les spécialistes auraient également la possibilité d’augmenter leurs tarifs
comme les psychiatres, les gynécologues ou encore les endoctrinologues. De quoi relancer le
débat sur l’avenir du système de santé et l’intérêt d’une dose de privatisation.

L’idée d’augmenter le tarif vise à reconnaître le temps et l’expertise supplémentaires
nécessaires lors de consultations plus longues. Cela soulève toutefois des inquiétudes quant à
l’accessibilité des soins pour les patients. Si les tarifs augmentent, les patients paieront plus
cher sans que leurs cotisations ne diminuent pour autant. Quant à la proposition de reverser
une part des économies réalisées par les médecins en prescrivant des actes moins onéreux,
cela les inciterait à privilégier des traitements moins coûteux, mais potentiellement moins
adaptés aux besoins de leurs patients. Cette incitation financière serait donc susceptible de
compromettre la qualité des soins et la relation de confiance entre les médecins et leurs
patients.

Il est certain qu’une privatisation partielle du système de santé français apporterait des solutions
à ces problèmes. En permettant aux patients de choisir leur assurance maladie parmi une
gamme d’offres privées, on encouragerait une meilleure gestion des ressources ainsi qu’une
plus grande flexibilité. Les assurances maladie privées seraient incitées à offrir des services de
qualité à des prix compétitifs. Ensuite, ce serait un moyen pour la Sécurité sociale de
rationaliser ses dépenses : le déficit toutes branches confondues s’élève à 10,5 milliards
d’euros en 2024 et devrait atteindre plus de 17 milliards en 2027 selon la loi de financement de
la sécurité sociale pour 2024. En libérant une partie du financement de la santé du monopole
étatique, on encouragerait l’innovation et la recherche de solutions plus efficientes. Les
assurances maladie privées jouent un rôle dans la gestion des coûts et la négociation avec les
prestataires de soins de santé. Il s’agit d’une première piste pour maîtriser les dépenses de
santé, tout en maintenant des normes élevées en matière de qualité des soins.

Au-delà des seuls coûts de la Sécurité sociale, le système de santé français est confronté à une
série de défis complexes. Les négligences dans certains hôpitaux, les déserts médicaux et les
longs délais d’attente aux urgences sont autant de problèmes qui minent la confiance du public dans le système de santé, comme nous l’avions évoqué dans un article précédent : l’hôpital public n’est plus ce trésor national que l’on a l’habitude d’entendre dans la narration collective. La centralisation excessive et la bureaucratie étouffante ont entravé la réactivité et la qualité des services de santé, laissant de nombreux patients sans accès aux soins. Les tarifs uniques de l’Assurance maladie contribuent à la rigidité bureaucratique de notre système de santé.

Une libéralisation progressive du système de santé offre de meilleures solutions. En permettant
une plus grande concurrence entre les prestataires de soins de santé, on stimulerait l’innovation
et on améliorerait l’accès aux soins. Les médecins seraient incités à s’installer dans les zones
sous-dotées, réduisant ainsi les déserts médicaux et garantissant un accès plus équitable aux
soins pour tous les citoyens. Plus encore, ils auraient la liberté de fixer leurs propres tarifs :
actuellement soumis aux politiques tarifaires de la Sécurité sociale, ils auront enfin la liberté de
déterminer les coûts de leurs services, ce qui pourrait les encourager à investir davantage dans
des équipements de pointe – améliorant la qualité globale des soins.

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